La tarota partage avec la gralla ses bases morphologiques et ses origines historiques et géographiques. On peut la définir comme le maillon qui relie les chalémies médiévales et certains instruments présents aujourd’hui dans les cobles de sardanes, comme le tible ou la tenora.

La tarota est toutefois plus longue que la gralla : elle possède un registre plus étendu vers le grave (jusqu’au Do2 sans clés et au La1 avec clés). C’est donc l’instrument idéal pour jouer avec la gralla et le sac de gemecs. Même s’il existe une technique propre à l’instrument, sa grande proximité organologique avec les autres instruments à anche double fait que la base technique est, en grande partie, commune.

La tarota fait partie de formations musicales typiques de Catalogne : la cobla de tres quartans (tarota, flabiol et tamborí, et sac de gemecs) et la mitja cobla (tarota et sac de gemecs, ou tarota et flabiol et tamborí), deux formations chargées d’animer les fêtes patronales avant la création de la cobla moderne. Aujourd’hui, on retrouve la tarota aussi bien dans des formations traditionnelles que modernes.

En raison d’incompatibilités d’accord entre la gralla et la tarota, il était rare jusqu’à récemment de les entendre jouer ensemble au sein d’une même formation en Catalogne. Cela est devenu possible grâce aux innovations et au travail de luthiers créatifs et audacieux comme Cesc Sans.

Pour Els Berros de la Cort, la tarota constitue la base mélodique nécessaire pour équilibrer le registre aigu des autres instruments à vent. Nous utilisons les modèles de tarota du luthier Cesc Sans (http://www.sansluthier.net).

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